04/12/2009
Ulaan Bataar
Ulaan Bataar la grise est un havre urbain au milieu de centaines de kilomètres de steppe, et ses nouvelles tours modernes de verre, élevées lors du très récent boom minier du pays, cohabitent avec les nombreux anciens blocs soviétiques gris béton. La richesse récente n’est qu’une illusion qui tombe rapidement à force de promenades et d’errance ; l’urbanisation galopante n’est pas du tout contrôlée, la ville a atteint son million d’habitants il y a seulement quatre ans et semble dépassée par les événements : 60% de la population vit en yourte dans les faubourgs et se chauffe au poêle à charbon, ce qui vaut à la ville un constant smog de pollution, aidé par la présence de deux immenses centrales, dorénavant en plein centre ville avec l’avancée des construction. Au réveil, votre nez est pris par une forte odeur de feu de bois, cet arôme agréable qu’on sent auprès du feu lorsque les bûches se consument ; si le parfum m’évoque avec nostalgie des soirées en Argonne au pied de la cheminée, il devient rapidement insupportable, extrêmement puissant et pénétrant partout.
Ulaan Bataar la blanche s’éveille tous les matins sous un léger rideau de neige, fine bruine glacée tombée pendant la nuit qui se transforme en glace lors de la journée. La ville est en altitude, à plus de 1500m, et rien ne dégèle avant avril ; ce sont mes premières expériences avec le grand froid. En journée, le thermomètre affiche entre -10 et -25, il atteint -30 pendant la nuit. En janvier, il descendra à -45°C. Ici, la morve gèle à l’intérieur des narines, et je me promène avec deux blocs de glace dans le nez. Les bières que j’ai laissées sur le balcon ont explosé en quelques heures ; je porte un collant en permanence, voir deux les jours de vent.
Ulaan Bataar la téméraire est atteinte d’une véritable psychose contre la grippe A, encouragée par le gouvernement qui annoncent mesures inutiles sur mesures inutiles. La population porte des masques protecteurs bariolés et fait attention à tout contact ; les liaisons régionales et internationales bus/train/avion ont été suspendues un mois, les écoles, musées et cinémas fermés pendant la même période, et un couvre-feu impose toujours la fermeture des bars, restaurants et supermarchés à 21h.
Pourtant, j’aime Ulaan Bataar et ses vices. Le temps passe trop vite, et je n’ai pas encore eu le temps de poster ici quelques lignes. Je vis dans un immense appartement prêté par la boîte, avec trois chambres que je suis seul à occuper, car le contingent de français expatriés profite du mois de novembre pour prendre des congés. Je fais mes courses au marché couvert à quelques centaines de mètre de chez moi, où les ruraux exposent sur de grandes tables la viande fraîchement dépecée par pièces de plusieurs kilos. J’achète cinquante centimes de foie de veau : la bouchère me tend une énorme pièce d’un kilo dégoulinante de sang, et je mange du foie pendant cinq jours.
Sur la colline domine le grand temple bouddhiste de la ville ; je le visite un dimanche en compagnie de nombreux fidèles avec qui je tourne les mille rouleaux d’aluminium entourant la statue dorée de Bouddha de quinze mètres de haut. Je passe ensuite au monastère, où une centaine de moines récitent des psaumes entrecoupés de passages musicaux au gong, cymbales et trompette. Les moines sont jeunes et modernes malgré leur robe rouge bordeaux et leur crâne rasé, ils envoient des textos en psalmodiant.
Je rencontre par hasard des français travaillant pour Horus Développement Finance, un cabinet de microfinance avec lequel j’ai collaboré par le passé ; je prends un jour de congé pour partir sur le terrain en leur compagnie, et nous testons en campagne l’efficacité de leurs produits de développement. La steppe est enneigée, et le blanc s’étale à perte de vue sans arbre ni colline pour lui donner du relief. La neige révèle la steppe, et lui donne une profondeur qui donne envie de la fouler. Un loup traverse la route devant notre tout-terrain, sans s’inquiéter.
J’ai de bons amis ici, et je suis triste d’avance à l’idée de les quitter. Natacha la professeur de russe d’Irkoutsk, Hannah l’aventurière d’Alaska, Angie l’ex-strip-teaseuse canadienne, Kyle le londonien présentateur à la télé mongole, Prah l’anglaise journaliste de mode, Antoine l’importateur de semence bovine… Nous sortons jusqu’au couvre-feu, puis continuons la fête chez nous ou dans des bars clandestins. Antoine et moi préparons un grand repas de Thanksgiving, où nous cuisinons à la française pour une vingtaine de personnes. Nous partons pour une journée au ski dans le tout nouveau complexe alpin de la ville, où une demi-douzaine de pistes dévale les collines alentours. La fin de mon séjour arrive malheureusement à grands pas.
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11/11/2009
Chine Centrale
Je découvre sur la route que mon blog est interdit d'accès en Chine ! Je suis donc considère comme un dissident du parti, moi qui aie pourtant tant fait pour sa propagation en France !
A mon arrivée a Beijing, j'erre dans les larges avenues, bien vides comparées aux clichés habituels d'une Chine grouillante de vie. La place Tienanmen est gardée, et chacune de ses entrées est l'occasion d'un contrôle des bagages par les policiers. Les événements de 1989 semblent effacés, et l'entière zone est consacrée a Mao et à la RPC ; le matin, plusieurs heures de queue sont nécessaires pour observer quelques minutes les restes momifiés de l'ancien leader. Des le premier soir, j'ai à peine le temps de poser mes affaires que je repars avec les quelques français que je connais pour une gigantesque soirée d'Halloween dans un entrepôt désaffecté. Déguisé en Che Guevara punk, je danse toute la nuit sur de la techno chinoise au milieu d'un bon millier de fêtards. Je prends mon temps en ville, reste quelques jours à faire connaissance avec le confucianisme, le bouddhisme et le taôisme au milieu de nombreux temples perdus dans cette jungle verticale. Je me décide enfin à partir a la découverte de la Chine Centrale.
J'arrive à Pingyao tôt le matin après un confortable voyage en train de nuit (les trains chinois sont de vraies réussites) : l'occasion de voir une cinquantaine de chinoises pratiquer un Taïchi matinal au pied des murailles multiséculaires. Ces longs murs de briques s'étendent jusqu'a ce que ma vue les perdent dans le brouillard ambiant (pollution, ou simple brume ? ce brouillard est présent en permanence depuis mon arrivée en Chine). L'intérieur de l'enceinte est préservé de toute construction agressive, et la vieille ville est un enchevêtrement de ruelles et d'impasses, étouffées par les nombreuses maisons typiques au toit de tuiles ondulées. Si la rue principale est très touristique et prend des allures de Disneyland, les petites rues adjacentes, que je parcours en bicyclette, regorgent de surprises ; au détour d'un bloc, je découvre trois vaches se promenant dans une ruelle, suivies par un coquet chinois en veste de sortie, ramassant les bouses a la pelle. Ce mix de modernité et de simplicité est tout à l'image de la Chine.
En compagnie d'un danois et d'une roumaine, je pars à la découverte de la campagne environnante ; notre taxi nous dirige vers les montagnes, nous roulons le long de collines en escalier, marques d'anciennes cultures abandonnées. Nous explorons un petit village montagnard et sa forteresse souterraine ; le bourg, au bord de la falaise, est à l'abri du flot permanent de touristes et nous sommes les premiers de la journée ; une charmante guide nous éclaire les nombreux symboles taôistes antiques gravés aux coins des rues, et nous fait gouter des Jujubas, petits fruits rouges que nous cueillons à même les arbres.
Apres une nouvelle nuit de train, je débarque a Xi'an, ancienne capitale millénaire de la Chine et abritant aujourd'hui plus de quatre millions d'habitants. On parle beaucoup de l'armée en terre cuite de Xi'an, présentée comme la huitième merveille du monde ; elle mérite largement sa réputation, et je suis encore subjugué par les trésors archéologiques de la région, voir blasé de tant de richesses et de découvertes. L'empereur Qin, premier unificateur de la Chine, a commencé la construction de son tombeau des les premières années de son règne. Une immense pyramide a été érigée pour abriter sa dépouille et tout un réseau de galeries remplies de trésors et de merveilles ; le dédale se trouve malheureusement trente mètres sous la pyramide (vraiment monstrueuse), et est donc inatteignable ; on a néanmoins retrouve pas moins de 8000 soldats distincts en terre cuite, reproduction a taille humaine de l'armée sensée garder le tombeau : ont été mis a jour plus de 40000 armes en bronze, des centaines de sculptures, des milliers de soldats et d'humains en céramiques représentant la vie sous la dynastie Qin. Le tout n'a laissé aucune trace écrite, les monarques de l’époque étant en froid avec le confucianisme, dont les écrits sont actuellement nos seules sources historiques. Plusieurs dizaines de tombeaux similaires sont encore vierges et ne sont pas fouillables en raison des difficultés techniques : l'archéologie a encore de beaux jours devant elle !
Je suis charmé par Xi'an, et décide de m'y poser. Ancien terminus de la route de la soie, la ville est un véritable mélange des cultures, et je passe ma journée dans le quartier musulman. J'y goute tous les gâteaux que j'aperçois sur les échoppes, frustré jusqu'a présent de l'absence de plats sucrés dans la tradition culinaire chinoise ! La nuit, le quartier musulman change d'aspect et je nage en plein conte : les lumières éclairant les deux gigantesques pagodes se reflètent sur les centaines de cerf-volants que les vendeurs de rue font voler, attachés par dizaines ; ce quartier est une fureur de sens, je mange, dévore tout des yeux et des oreilles.
Xi'an n'est néanmoins pas figée dans le passé, et de gigantesques tours modernes cachent des dédales de ruelles mystérieuses. Je fais de nombreuses rencontres, passe le premier soir en compagnie d'un groupe rapiécé d'Anglos saxons (un américain, deux sud africains, un canadien, un anglais, une australienne), le second avec une employée de l'alliance française et sa collègue chinoise. Je reprends finalement le train pour le Henan, vers l'ouest.
Kaifeng est une ville oubliée des circuits touristiques ; ancienne capitale de la Chine sous les Song, elle est périodiquement inondée par le Fleuve Jaune, s'enterrant ainsi sous les alluvions. Aujourd'hui, il y est interdit de construire plus d'un certain nombre d'étages afin de ne pas stresser son sous-sol, au passé encore inexploré. J'arrive en ville peu avant six heures du matin, et je suis surpris de trouver autant d'activité à cette heure. Les premiers marchés sont déjà en place, tandis que les derniers sont en train de se fermer ; une foule de ruraux en charrette, vélos et rickshaws envahit la ville pour essayer de vendre leurs quelques légumes. Je me promène dans son centre fortifié cosy et dans ses jardins zen.
Visiter Zhengzhou est une autre paire de manches. La capitale du Henan est une ville de deux millions d'habitants, sans histoire, important noeud ferroviaire et centre de rayonnement pour les montagnes alentours. Son centre ville, succession de rues piétonnes entre grands gratte-ciels aux panneaux publicitaires clignotants, présente encore un curieux mélange de modernité et de simplicité ; de nombreux marchands ambulants, vendant brochettes de légumes, pastèques ou vêtements, tournent au milieu de boutiques High Tech de téléphonie mobile ou d'écrans plasma, aux devantures dignes de Manhattan. PERSONNE ne parle anglais, et je lutte pour la moindre info, le moindre achat, le moindre geste. Il m'est impossible de recharger mon crédit de portable (malgré les cinq boutiques différentes que j'essaie ! le faire à Pékin ne me prendra que trois minutes), de commander un billet de bus, déjeuner, changer de l'argent... Je réalise la difficulté de voyager hors des sentiers dans ce pays. J'arrive néanmoins à prendre un bus pour Dengcheng, ville au pied d'étranges montagnes, hôtes du temple Shaolin, aux formes tirées d'un paysage de Fantasy. Personne n'a été capable de me faire comprendre que le temple Shaolin est fermé, et je dois rentrer après cette excursion en altitude. J'ai l'occasion d'observer dans le bus une chinoise qui rend mon voyage encore plus irréel : celle-ci voyage avec une carotte dans le nez. Toutes les dix minutes, elle change la carotte de narine, pour finalement la couper en deux et la loger à la fois dans ses deux narines. Mystère inexpliqué.
Je rentre à Beijing, chez Antonio, l'italien qui me loge en CouchSurfing. Il me reste quelques excursions à Faire à Pékin. Je visite le Palais d'été, lieu de vie fastueux des derniers empereurs Qing. Je me retrouve au milieu d'un bus rempli de chinois pour aller voir la grande muraille. Il fait froid et il neige ; une fois sur place, je dépasse rapidement le groupe et me retrouve seul sur le mur millénaire enneigé. L'ouvrage, bien que simple mur de pierre, est fascinant : certains pans montent sur des pentes à plus de soixante degrés, et marcher sur le chemin de ronde devient une véritable (et dangereuse) escalade ; ses architectes ne semblent pas avoir eu peur des contraintes géographiques, allant là où il fallait défendre, à la manière d'un légionnaire. Mon bus de chinois continue son tour touristique : une fois la muraille passée, nous faisons un véritable tour des supermarchés "traditionnels" de la région : le bus s'arrête successivement dans une immense boutique de confiserie, une bijouterie spécialisée dans le jade et un parc d'attraction nigaud. Les chinois achètent compulsivement, se jettent littéralement sur chaque stand, et sortent de chaque magasin les bras chargés de babioles hors de prix. Ce tourisme de consommation leur semble une voie d'épanouissement, et a l'air d'être partagé par tous : riches de Shanghai comme ruraux du Yunnan, mon bus abrite une population bigarrée socialement, mais homogène dans le comportement. Je suis surpris par la manière dont dirige le staff du petit tour organisé : avec un haut-parleur, la matrone place les chinois un à un au restaurant, leur criant brutalement dessus si ceux-ci ne prennent pas leur place attribuée ou se lèvent avant le signal de départ. Dans le bus, à chaque nouvel arrêt, l'ensemble des chinois reprend naturellement sa place, sans se permettre un petit changement de siège. La notion de masse prend ici un pied dans le réel.
Je passe mes dernières soirées à Beijing à faire la fête avec Mathieu, Antoine (mes deux amis français) et leur réseau d'expatriés. Nous sommes reçus par l'attaché militaire de l'ambassade française, en tant qu'anciens officiers... Pas de cocktail malheureusement, mais nous discutons de géopolitique chinoise. Je lis depuis quelques jours le petit livre rouge de Mao, que j'ai trouvé en édition française à Xi'an ; le livre permet de comprendre l'idéologie de la Révolution Culturelle, mais semble bien anachronique désormais.
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03/11/2009
Beijing
Je quitte le Gobi avec une impression etrange, comme si je n'avais pas acheve ma quete. Les derniers jours, dedies a un travail passionnant de cartographie, m'ont amene a decouvrir des facettes cachees du desert, ou des gorges, des gazelles ou des sommets montagneux se dessinent au detour d'une dune. J'eus meme l'occasion de decouvrir quelques os de dinosaure, pieges sur un affleurement entre deux tufs.
Le tout-terrain me ramene a la ville la plus proche ; les nuits sont deja tres fraiches, et l'obscurite si dense semble etouffer la moindre lueur a l'horizon ; la faible lumiere des quelques yourtes n'apparait qu'au dernier moment. Nous crevons sur le chemin de cailloux qui sert de piste, et nous devons changer la roue sous le froid penetrant. C'est enfin la ville ; je me sens comme un jeune paysan qui decouvre la civilisation, et ce petit bout du monde urbain me semble pourtant merveilleux : des lumieres partout, des vehicules, des immeubles ! Je ne suis plus habitue a une telle profusion, mes sens sont eveilles par la ville : l'odeur du combustible de la locomotive, le son de gong des employes verifiant systematiquement les roulements a bille des roues de chaque wagon, et les panneaux publicitaires qui cinglent la nuit.
La ville de Sainshand est une ile au milieu du desert ; ses immenses immeubles de beton me font penser a une flotte de cargo naviguant sur le sable ; le vent, toujours fort, joue la houle. Je prend alors le train de nuit pour Ulaan Bataar.
J'aurai l'occasion de reparler d'Ulaan Bataar, car je vais y passer le reste de mon sejour en Mongolie ; je ferai donc court. La campagne d'exploration est finie, et je prend un peu de conge a l'etranger tout en en profitant pour renouveler mon visa mongol. Avant de partir, il me faut neanmoins repasser pour Ulaan Bataar pour obtenir mon visa : direction la Chine. Je profite de cette semaine de transition pour decouvrir la vie nocturne mongole ; il fait froid : Ulaan Bataar est en altitude (1500m), et il fait autour de -10 en journee. Je rencontre une partie de la population expatriee, participe a un cocktail a l'ambassade, parle russe activement. Je prend finalement l'avion pour Beijing.
Beijing s'etale a perte de vue et semble s'etendre sans limite dans l'espace qui separe la mer des quelques montagnes au nord que l'on apercoit a l'horizon. Je me rend compte de son immensite au sommet d'une petite colline ("la colline au charbon") au centre de la ville : autour des toits enneiges de la cite interdite et du vaste espace degage par la place Tien'anmen, s'elevent des grattes-ciels a perte vue dans toutes les directions ; etrangement, seul le centre semble epargne par cette epidemie de hauteur : est ce l'aura de Mao, qui repose dans un immense tombeau place Tien'anmen, derange quotidiennement par des milliers de visiteurs ?
Si les marques de la mondialisation sont omnipresentes (grandes tours, marques internationales, vetements europeens, voitures modernes...), je me sens etrangement beaucoup plus loin de l'occident que jamais auparavant. Je ne sens pourtant pas d'immense difference entre le mode de vie pekinois et anglo-saxon, mais il y a quelque chose dans l'air, que je n'arrive pas a materialiser, qui rend absolument tout different. Pekin est une ville monstre, je pourrais y passer des jours en visites, sorties, rencontres ; je loge en CouchSurfing dans une coloc internationale (un italien, un chinois, une australienne et une francaise), et retrouve le soir quelques amis que j'ai deja sur place. Je me promene dans le dedale des ruelles du Hu Tong, suit le flot continu de touristes chinois a travers la cite interdite, marchande des vetements chauds, combat le froid humide qui est plus douloureux qu'a Ulaan Bataar. Je navigue a vue, change de direction autour des ruelles. J'ai la desagreable impression d'etre epie, et je suis pris en photo plusieurs fois par des jeunes chinois qui n'ont rien de touristes. La langue chinoise me parait si inabordable, et les quelques locaux parlant anglais ne comprennent pourtant pas le moindre mot ; je suis frustre de ne pouvoir communiquer facilement. La chine s'annonce si vaste, si riche, mais pourtant si fermee linguistiquement...
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